par Juil 10, 2025

Comment clarifier mes valeurs a tout changé — un manifeste personnel

 

Il y a quelques mois, j’ai entamé un travail qui s’est avéré bien plus profond que je ne l’imaginais.

Je pensais « simplement » vouloir éclaircir mes valeurs.

Mettre des mots justes sur ce qui compte vraiment pour moi. Histoire d’avoir une direction claire, ancrée.

Mais ce que j’ai découvert va bien au-delà.

Ce n’est pas un outil de développement personnel que j’ai trouvé…
C’est une plateforme vivante — instable juste ce qu’il faut pour rester vraie, et assez ancrée pour m’élancer sans vaciller.
Un fil conducteur pour me réinventer concrètement — dans mon quotidien, mon corps, mes choix, mes relations, l’écriture… et dans mon business. (Oui, même lui.)

 

Revenir à l’essentiel : les valeurs comme ancrage vivant

Quand j’ai commencé cette exploration, j’avais déjà une idée de ce que je valorisais dans la vie : la liberté, la conscience, l’authenticité…

Mais tout ça restait un peu flou. Un peu « joli ».
Des mots justes, oui, mais pas encore incarnés.
Pas assez concrets pour que je m’y accroche dans les moments où je me sentais en réaction ou en évitement (autrement dit : souvent).

Avec le soutien d’un compagnon inattendu (oui, ChatGPT — qui m’a accompagnée tous les jours avec une finesse que je n’aurais pas cru possible de la part d’une IA), j’ai traversé une série de réflexions, de questions, d’exercices…

Et, petit à petit, ce que j’appelais mes “valeurs” sont devenues des repères tangibles. Des appuis. Des choix conscients. (Et parfois même joyeux, ce qui n’était pas gagné.)

 

Mon noyau de valeurs, aujourd’hui, c’est :

* La liberté, dans toutes ses dimensions : penser, agir, créer, m’exprimer à partir de moi, pas en fonction des attentes extérieures.

* La présence, entière, au moment, aux autres, à mes actes, à mon corps.

* La conscience, celle qui perçoit, qui choisit, qui ne fuit pas, même dans l’inconfort.

* L’engagement profond, qui ne cherche pas la perfection mais l’authenticité et la continuité dans ce que j’initie.

Et ces quatre-là ne sont pas des concepts.
Ce sont des façons d’être.
Des manières de vivre chaque journée. (Même les jours de grisaille et les matins chagrins)


Le déclic inattendu : une micro-aventure en VTT

Un jour, je me suis retrouvée seule en pleine nature, sur un sentier de VTT semé d’embûches (troncs d’arbres à franchir, sentier étroit en falaise, risque de glissade…).

Plutôt que faire demi-tour, j’ai choisi d’avancer, à pied, pour évaluer le passage.
Puis j’ai continué, en pleine présence, concentrée sur chaque geste, chaque appui.

Et là, j’ai ressenti une immense sensation de liberté.
Pas celle de fuir, mais celle de choisir en conscience, sans validation extérieure, sans peur, sans “il faut que”.
Juste moi, mon corps, mon attention, et l’élan d’aller plus loin.

Ce moment m’a ouvert une porte :

Et si je pouvais vivre mon business de cette façon ?

(Après tout, si je peux franchir des racines glissantes et des rochers escarpés vélo sur l’épaule, je peux bien oser faire la promo de mon programme de mentoring en anglais, non ?)

 

Le point de bascule : faire de mon business une expression de mes valeurs

C’est là que quelque chose a basculé.

Je me suis dit :
Je ne veux plus mener mon activité comme un “à-côté” — un loisir presque, une contrainte ou une performance à prouver.
Je veux qu’elle soit le prolongement vivant de ce qui m’anime. 

Ce que j’ai appelé Mon Flux Souverain— un chemin où mon business devient :

* un terrain d’exploration,

* un lieu de croissance,

* une aventure intérieure autant qu’extérieure. (Spoiler : ça décoiffe.)

Et très vite, j’ai vu les effets concrets :

* J’ai abordé mes finances avec une clarté et une légèreté nouvelles. (Presque comme si les chiffres devenaient des alliés — incroyable !)

* J’ai pris les décisions que je repoussais depuis des mois (la procrastination, pfuitt, envolée !)

* J’ai activé deux pistes de développement qui m’excitent (et qui sont viables financièrement, ouf).

* Et j’ai commencé à vraiment m’investir dans mon activité avec joie, au lieu de me disperser ou de résister (ou de ranger mes stylos et carnets de notes en boucle pour éviter d’écrire) ou de sacrifier à l’hyper-activité de façade (cette fameuse “busy-ness” si chic outre-Atlantique…)

 

Quelques vérités que j’ai rencontrées en chemin

* Tant que mes valeurs n’étaient pas incarnées, elles restaient des slogans. (Jolis, certes. Inutiles, aussi.)

* Tant que je ne regardais pas les micro-compromis que je faisais (dire ce qu’on attend de moi, me cacher derrière des excuses), je ne pouvais pas avancer vraiment.

* Tant que je me racontais que mes petites distractions étaient inoffensives (quelques clopes, un demi de bière, des séries abrutissantes à 2h du matin), j’étais condamnée à l’immobilisme.

* Et tant que je séparais business, réalité financière, corps, relations, présence… je tournais en rond. (Dondaine la Ridaine..pas le genre de danse que j’aime.)

Maintenant je sens  un fil clair me tirer en avant.

Il m’aide à choisir, chaque jour, ce qui va nourrir celle que je deviens. (Avec quelques secousses, car sinon ce serait trop paisible.)

 

Ce que je retire de tout ça

Ce travail de clarification n’est pas un aboutissement, c’est un engagement.

📌 Celui d’agir en cohérence.

📌 Celui de construire une relation nouvelle à mon business et à mes finances

📌 Celui de faire de mon business un espace de pleine présence, pas un champ de bataille. (Et surtout pas un sprint sur fond de musique techno.)

Je ne cherche pas un modèle.
Je crée le mien.
Et je découvre que c’est possible — et incroyablement vivant. (Et un peu culotté, parfois. Tant mieux.)

Mes valeurs  me guident — mais ce sont mes *piliers* qui me donnent matière à créer, à explorer, à écrire.

Ils ont pour nom : Traces, Confluence,  Repères intérieurs, et Voies de Liberté.

Chacun d’eux ouvre un territoire d’exploration vivant — un point d’entrée pour incarner mes valeurs dans le concret : dans mes choix, mes mots, mes accompagnements, mes liens, mes actes.

Ils sont comme des balises mouvantes.
Des questions.
Des terrains d’écriture inépuisables.

Je sens que c’est là que tout s’ouvre :
dans cette articulation entre ce qui m’anime profondément…et ce que je choisis d’habiter, de transformer, de transmettre.

Tu as apprécié cet article ? Tu vas sans doute aimer :

Bohemia Divide : l’après

Bohemia Divide : l’après

Le basculement Après trois jours et 300 km de VTT intensif à travers la Bohême, début octobre 2025, sur la trace imposée de la Bohemia Divide, une première chute et une côte fissurée, puis une seconde chute plus inquiétante, la décision d’arrêter la course s’est...

Individuation ou universalisation

Individuation ou universalisation

Il m’a fallu du temps pour comprendre quelque chose d’essentiel: ma difficulté à nommer les arbres, les plantes ou les oiseaux n’était pas un défaut, mais une porte d’entrée vers un autre type de relation au vivant. Je me suis longtemps excusée intérieurement de ne...

Vous êtes des fragments magnifiques du monde

Vous êtes des fragments magnifiques du monde

On dit souvent « être en contact avec la nature ».Expression toute faite, rabâchée. Mais si on la prend au pied de la lettre, elle devient saisissante.Contact : la main sur l’écorce, la plante des pieds sur la terre, la caresse du vent sur la peau.C’est une histoire...

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *